CHRONIQUES IGNYMONDAINES 2016-2017

Ignoble voyage chez les manchots, du 3 au 5 juin 2017

Mon cher Gaulois

Comme promis, je te fais un compte-rendu succinct de l’Ignoble Voyage 2017, auquel tu n’as pas pu participer. J’espère que ça te donnera envie d’y revenir…

Comme tu le sais, faut pas trop titiller l‘Ignoble sur le respect des traditions ! Le rassemblement au petit matin sur le parking de Coubertin avant le grand départ est aussi fortement ancré dans ses rares neurones que le mensonge dans l’ADN du politicien. N’y changez rien, sinon ça va chier (n’est-ce-pas Kaouette ?). C’est l’instant interlope qu’un roussin égaré pourrait prendre pour un deal de substances illicites perpétré par le gang des papis trembleurs : yeux torves, bouches pâteuses, borborygmes confus, le petit matin ne sied pas aux organismes fatigués de nos voyageurs et on pourrait presque croire à un langage codé. Quant aux substances… on dépasse largement la quantité requise en carburant pour un aller-retour Paris-Sydney en Airbus A380.

Bref, y’avait du lourd dès potron-minet sur le tarmac ignymontain, excusez du peu :

Dédé, bien sûr, lesté de son bel organe et de sa dernière production poétique (on y reviendra) ; Kaouette, lesté, lui, de sa production digestive quotidienne bloquée en gare du colon sigmoïde. Il nous en reparlera, hélas, à peu près toutes les 4 minutes…le trio d’ancêtres est là aussi : Old Coach, qui nous a fait l’honneur de débloquer un week-end sur son agenda hyperbooké de jeune retraité pour participer au voyage ; Navarro… et le Marquis de Gambas, cheveu au vent (le pluriel n’est plus de mise…), ravissant dans ses Converse de chez Louboutin et sa doudoune Chanel.

Pour équilibrer un peu, 2 nouveaux ont osé se risquer dans l’aventure : Ratatouille, un auvergnat qui n’a évité le doux surnom de la Pince qu’en arrivant dans le groupe après son titulaire actuel, et, quota ethnique oblige, Sam alias Ben Arous, mi-noir, mi-juif, mi-puncholito. On ne pourra pas dire qu’on ne fait pas d’effort pour intégrer les minorités chez les Ignobles…Et les handicapés aussi : La Trompe, déjà titulaire indiscutable de la chaire des neuneus depuis de longues années, et responsable à lui-seul de la subvention reçue par le club pour son action d’intégration des handicapés mentaux et digestifs, ajoute cette année une cordier à son arc : une fracture du pouce soi-disant contractée à l’entrainement par emprisonnement dudit pouce entre les deux édredons moelleux que Kaouette et La Bavure transportent toujours devant eux… Excuse pitoyable pour éviter de se ridiculiser une fois de plus sur le terrain. Chacun appréciera…

 Ajoutez à cet aréopage les têtes couronnées : Manu et son casque blanc, Kambouy et son béret noir, Choron et sa casquette de peau, Picsou et sa couronne dorée de président, Grand Cerf et ses bois, La Biche et ses frisettes, votre serviteur et ses grandes oreilles.

Un quatuor manque à l’appel : en effet, le Rustique doit s’occuper de la traite avant de confier son troupeau à son métayer. Il partira plus tard dans sa charrette Bééééhem de fonction. Du coup, la Broche, qui a oublié l’heure du départ, profitera avec GPS du confort du taxi pour réviser ses 712 combinaisons en touche. Sheller, lui, a prévu de réviser en chemin les règles du touché en but…

Total : 20 voyageurs pour envahir la Normandie. La qualité suppléera la quantité. Vous êtes prêts ? On est partis.

Acte 1 : la route

Les 2 minibus filent sur l’A13. Aux commandes du carrosse présidentiel, El Présidente himself, plus communément surnommé LeadFoot dès qu’il a un volant en main. Sûr des pouvoirs magiques de son Coyote, il vole calé en file de gauche. Dans la bétaillère à neuneus, l’inamovible pilote est Choron. Il lâche si rarement son volant qu’on se demande s’il ne vient pas que pour ça… Pas de bouchons, le trajet serait une promenade de centenaires s’il ne fallait supporter les jérémiades de Kaouette : « on arrive quand ? c’est encore loin ? je veux faire caca… ». On aurait dû le caser avec La Trompe.

Tout le monde ne bronze pas à la même vitesse…

Arrivée vers midi à Granville pour un pique-nique sur la plage. La gastronomie présidentielle est à l’honneur : piémontaise, taboulé, carottes… il ne manque que le museau pour faire quine. Heureusement que la boisson est en quantité suffisante pour faire descendre tout ça. La troupe est rejointe en cours de dégustation par le Rustique et ses passagers. Il est temps de rejoindre le palace dégotté par Picsou, notre Super GO.

Nous y sommes accueillis par Valérie, qui va essayer de nous expliquer les règles de fonctionnement du Centre Régional de Nautisme, avant de distribuer les clés. A priori rien de bien compliqué, mais elle ne connait pas Kaouette… Notre éphèbe a manifestement décidé d’exercer son pouvoir magnétique sur la donzelle, et de perturber son discours à coup d’œillades suggestives et de vannes tendancieuses. La pauvrette a bien du mal à finir ses phrases entre deux quintes de fou rire, et c’est les larmes aux yeux qu’elle s’enfuira en nous jetant les clés, fuyant le destin qui l’aurait inévitablement conduite dans les bras de notre tombeur.

C’est sans doute le trouble engendré par ce spectacle qui explique la faute grossière, l’erreur bête, la cagade majeure que votre serviteur a commise lors de la répartition des chambres. Il ne faut JAMAIS entrer le 1er dans ce type de carrée ! Pourquoi ? Parce que vous ne savez pas qui va vous y suivre, pardi ! Trop occupé à admirer le paysage, j’ai donc omis de contrôler mes cothurnes et me voilà flanqué de 3 experts de la symphonie nocturne en pets dièse et rots majeur : le Président, spécialiste de la gamme chromatique aigue dite « les dents infernales » ; Old Coach, recordman du monde de l’endormissement-ronflette en moins de 1,3 secondes chrono ; et pour couronner l’orchestre, notre ami Dédé, surnommé l’Attila des esgourdes (là où il ronfle, les tympans ne repoussent pas). En clair, 6 octaves à la clé pour ne laisser aucun répit aux nerfs auditifs, et autant de décibels disponibles que lors du dernier concert des Stones. Bref, l’insomnie assurée… Cerise sur le gâteux, les gogues sont communs avec la chambrée voisine occupée par… La Trompe et son célèbre clairon olfactif. Ça commence bien. Cela dit, l’auberge est coquette. Si le mobilier est classique, avec des chambres de 4 à lits superposés, la vue offerte depuis la coursive est superbe. Bravo Jacques.

Après la prise des chambres, pendant laquelle Kambouy a procédé à son inamovible rituel : une micro-sieste à poil dans ses draps, il faut s’échapper vers Saint-Lô, à 75 km de là pour l’évènement du jour : le match contre les vétérans du Rugby Club Saint-Lois, que nous appellerons les Seins Lolos.

Sont pas beaux tous les deux ?

 

Acte 2 : The game (sorry, good g…)

La Trompe ayant courageusement déserté le vestiaire pour sucer son pouce, les Ignobles ne sont que 14 joueurs. Heureusement, notre Marquis de Gambas qui a connu une femme dans chaque port et une manucure dans chaque hôtel, a aussi reconnu quelques rejetons en route, dont Thomas, ancien espoir au Stade Français qui se trouve, ô miracle, dans la région pour un mariage. Le voilà donc chargé de faire le 15ème dans ce groupe de bras cassés, où les plus en formes sont sans conteste Dédé et son genou en papier, Kaouette et sa surcharge fécale et El Présidente avec son coffre portatif. Picsou est d’ailleurs placé à l’aile, on est rassurés côté vitesse. Avec Ben Arous et Ratatouille au centre, les percussions sont de la partie. Avec Sheller en 2ème ligne, pas trop de risque de le voir aplatir dans quelque en-but que ce soit… Après l’échauffement dirigé avec le sérieux qu’on lui connait par La Broche, on est partis pour 3 tiers-temps de 20 mn, une éternité pour nos héros.

Sauf un ! Engagé pour faire le 15ème, le jeune Thomas va rapidement être promu pour faire aussi le 14ème, le 13ème, le 12ème, voire toute la ligne de défense… Faut dire que les Seins Lolos ne jouent pas mal et débordent souvent : ça passe à droite : placage de Thomas ; ça rebondit à gauche, placage de … Thomas. Bref, ça tangue pas mal chez les Ignobles, mais l’édifice branlant tient le choc : un seul essai encaissé en début de match, une belle période de domination hélas infructueuse dans le 2ème tiers-temps, puis 2 derniers essais encaissés en fin de match. La tradition est respectée : on a encore perdu en voyage, mais avec les honneurs, pour le 10ème anniversaire de notre unique victoire en terre lointaine, chez nos amis italiens. Le match a pourtant laissé des traces : Jeff a abandonné le combat après 15 minutes, mollet en vrac. Puis ce sera au tour de Dédé, genou couinant. Heureusement, les Seins Lolos sont nombreux et nous prêtent quelques joueurs pour finir la partie.

Les Seins Lolos de Granville et les Ignobles Mondains

Les Ignobles Mondains : Le Rustique, Jeff, Coton Tige, Dédé, Ben Arous, Choron (haut) ; La Broche, Kaouette, Sheller, Kambouy, Navarro, Picsou, Ratatouille, Gambas et Thomas (bas)

 

Acte 3 : Les agapes

Après l’effort, le réconfort. Nos hôtes n’ont pas mégotté : ce sera huitres et bulots à l’apéro, quiches et cakes maison en entrée, escalope normande et frites en plat principal, fraisier et gâteau chocolat au dessert. Royal ! A cette occasion, les Seins Lolos fêtent les 10 ans de leur équipe de vétérans, ce qui explique le beau décor réalisé sur le gigantesque fraisier. Bref : on a été bien reçus !

Quand on a bien mangé, on chante ! Notre barde préféré, fidèle à son habitude récente, avait encore une fois concocté une version personnalisée du Troubadour, troussant joliment 11 couplets originaux qui se baladent dans le Cotentin de Falaise à Flers, de Cherbourg à Granville, de Carentan à Saint-Lô. C’est donc avec son sourire gourmand et sa faconde joviale que notre barde a entonné son œuvre, juste après l’hymne des Ignobles, la célébrissime et incomparable « vache au taureau ». Hélas, à Saint-Lô, l’assistance n’a pas semblé bien réceptive à la poésie gaillarde de notre Dédé… Silences polis, regards inquiets…Quelques convives ont peut-être eu peur de perdre des points dans la tombola du paradis. En tout cas ce ne fut pas l’enthousiasme délirant. Du coup, Dédé… en a chanté une autre, « Ô mon berger fidèle », histoire de faire bon poids (il fait ça très bien), puis a élégamment offert son texte (lisez-bien, je vous prie : j’ai écrit « texte », pas autre chose…) à la seule auditrice qui semblait l’apprécier. Tous les convives se sont ensuite retrouvés unis pour entonner les Tuyaux, puis Fanchon, rengaines plus consensuelles, à défaut d’être sensuelles. Pas d’incident diplomatique, donc, et de bons souvenirs pour tous.

 

Acte 4 : Retour nocturne

Quand on attaque une 3ème mi-temps à 75 km de la carrée, faut prévoir les Sams qui ramèneront tout le monde. On a bien un Sam dans le groupe, mais 1) c’est un adepte des dérapages en moto et 2) il était déjà rôti avant que les huitres ne réchauffent… Les pilotes seront donc votre serviteur et… Choron l’inamovible. Mal m’en a pris !

Figurez-vous que pour ménager à mes compagnons de minibus un voyage de retour calme et propice à l’endormissement rapide, j’avais décidé de rouler en veilleuses pour éviter les agressions photoniques. Que n’ai-je entendu quand les passagers s’en sont aperçus (à l’arrivée dans Granville) ! Que de lazzis, de quolibets, de sarcasmes ! Que d’inventions malveillantes destinées à bâtir de toutes pièces une légende selon laquelle je n’aurais pas trouvé comment activer les feux de croisement… Autant d’ingratitude laisse sans voix, ou presque : que le cul leur pèle, et que leurs bras soient trop courts pour se gratter !                                          

 

 

Acte 5 : Ballade touristico-gastronomique

Plus il vieillit, plus Picsou évolue de manager d’un groupe de sportifs en stage à GO d’un troupeau de vieillards. Il y a  quelques années, tout ignoble voyage qui se respecte comportait, en sus du match contre une équipe locale, un intermède sportif, aquatique ou silvestre, apte à maintenir en forme nos robustes pèlerins. Las ! Les années ont fait leur office et désormais, ce sont les formes qui sont chouchoutées, et les voyages s’articulent essentiellement autour de quelques gueuletons, histoire de caler les panses, et d’une vague visite culturelle, alibi uniquement destiné à ne pas trop rebuter les dames qui nous accompagnent. Bref : ça ressemble de plus en plus à une sortie du 3ème âge… La preuve : on choisit ses menus à l’avance !

C’est donc muni d’un tableau compréhensible uniquement par lui, rassemblant les choix culinaires énoncés quelques semaines auparavant et oubliés par tous, que notre Picsou nous a conduits vers le lieu des agapes du jour, un hôtel-resto près d’Avranches. Cadre un peu trop chicos pour les chansons de Dédé, repas correct, vinasse buvable. Et 2 kilos de gagnés, deux.

Une belle tablée (malgré Kaouette…)

 

Vint ensuite la séquence culture, que l’on peut écrire avec un grand Q si l’on s’en tient aux conversations raffinées de La Trompe et Kaouette. Direction le Mont St Michel (on aurait pu viser le Gros Sein Michou, mais La Bavure n’était pas là). En plein WE de Pentecôte sous un beau soleil, on est presque seul à visiter le site : guère plus de 37 humains au m2 dans la rue principale. Pas de quoi effrayer l’Ignoble habitué à se frayer un chemin à coup d’épaule dans les défenses adverses, à ceci près qu’ici, ça grimpe sec ! La vue superbe sur l’immense baie est une récompense méritée pour tous nos promeneurs, mais pas autant que la terrasse ombragée où les attendent quelques mousses fraiches. Reste à rejoindre les carrosses, à pied pour les courageux, en navette à double cul pour les autres. Après une miction présidentielle au milieu des touristes, nous voilà repartis vers Granville pour la séquence suivante.

 

Les benêts sont de sortie Mince, y'en a d'autres...

 

Se sont multiplés, les Dalton ? Là, ça passera pas...

 

Acte 6 : La finale

Il a eu du mal, mais il a encore réussi ! Notre GO préféré a trouvé, à 100m de nos chambrées, un pub prêt à nous accueillir ce dimanche soir pour visionner la finale du Top14 entre les vaillants toulonnais et les fourbes clermontois. Le rugby n’étant pas une religion dans cette contrée, le gargotier a d’abord vérifié qu’aucun 32ème de finale du district Cotentin-Sud de foot n’était retransmis ce soir-là. Au Living, faudrait voir à ne pas perturber l’autochtone avec des sports de brutasses importés du grand sud…

Mais, avant de rejoindre le troquet, il a fallu activer l’hôpital de campagne. Le pauvre Jeff souffrait le martyre depuis la veille, son annulaire gauche gonflant inexorablement sous son alliance depuis le match à Saint-Lô. Il a fallu procéder à l’amputation, à la pince comme à Dien Bien Phu. Ça a rappelé des souvenirs à Navarro… On ne sait pas si c’était un anneau de pouvoir ; en tout cas après l’ablation, l’ami Jeff n’avait plus les yeux qui fument…

Bref, nous voilà attablés, le bar d’un côté, l’écran de l’autre, prêts pour l’évènement du soir. Les pizzas sont commandées, et reçues sur place 45 minutes plus tard. Modèle king size, 1 mètre de diamètre, parfait pour Kaouette. La bière est servie par pichet de 5L, les mojitos défilent en rangs serrés.

Pour ce qui concerne le match, je ne vous ferai pas l’offense d’y revenir. Tout le monde a pu voir ce scandaleux holdup orchestré par un corps arbitral perfide et partial, qui a privé les valeureux guerriers de la Rade d’un titre amplement mérité au bout de leur saison exemplaire. Le titre a donc été offert aux jaunards, comme ces diplômes glanés à l’usure par des candidats plus obstinés que doués. La yellow army va devoir mettre la main à la poche pour ajouter une seconde étoile sur leurs polos pisseux (ici, ici, c’est Montferrand ; touche pas, touche pas, c’est mon larfeuille),  le bon peuple du rugby va pour la seconde fois entendre parler de la Place de Jaude, avant d’en oublier l’existence illico pour quelque décennies, et les innombrables académiciens du jeu vont disserter sur « le triomphe du jeu » qui ne s’est bâti que sur une interception heureuse et 100000 plaquages… Et cerise sur la flognarde, il a fallu ranimer le Jean-Mimi qui a toujours du mal à avaler les spectacles colorés (surtout les jaunes), lui l’amoureux indéfectible du noir et blanc…

 

Il a l’air d’aller mieux, Jeff…

 

Après cette mascarade, les vrais amoureux du rugby, dont votre serviteur, ont choisi de bâcher, laissant aux pseudos amateurs du « beau jeu » le soin de ravager le Living pour fêter le second titre des jaunards en 106 ans d’histoire (excusez du pneu). Il parait que la réserve de rhum du patron y est passée ; je n’en serais pas surpris vu le piètre état dans lequel les pochards sont revenus dans leurs thurnes au milieu de la nuit. Cela dit, je n’ai eu ces infos que par bec à esgourde, m’étant préventivement shooté de 100g de phénobarbital et bouché les portugaises au béton prise rapide pour être sûr de ne rien entendre du retour au pucier des solistes de l’ignoble harmonie (cuistre et vent). Il parait que nos fêtards auraient même réussi à réveiller le Grand Cerf, qui du coup, a bramé en pleine nuit, réveillant le groupe de bikers qui pionçait à l’étage inférieur, et la troupe de lycéens sensés réviser leur bac au soleil normand (la belle blague). Tout cela se paya au matin, puisque nos voisins décidèrent de tout faire pour ne pas être discrets lors de leur réveil…

 

Acte 7 : Dernière lippée avant le retour

Comme la veille, notre Picsou national avait décidé de couper la poire (à l’eau de vie) en deux pour la dernière mâtinée de ce voyage : 10 minutes pour le tourisme à Cabourg, 4h pour le gueuleton à Dives-sur-Mer. Equitable, non ? Las, quand vous devez gérer 

vous prenez un peu de retard. Que croyez-vous qu’il arriva ? On squeeze le repas pour profiter du paysage ? Que nenni !! Il fallut annuler l’intermède touristique pour se rabattre fissa chez « le Bougnat », sympathique gargote du centre de Dives-sur-Mer. A l’intérieur, surprise : toute la famille de Ben Arous est présente sur les murs, ainsi qu’un superbe portrait de Gambas jeune, peint en 1826 à Deauville. Le patron a même eu le temps d’ajouter une reproduction de notre 1ère ligne au complet.

Papa ben Arous Gambas au Grand Derby de Deauville (1826)

 

Nos 1ères lignes, en position de mêlée (suivant les règles révisées par Sheller)

 

On ne peut pas dire que le service est rapide chez le Bougnat, mais quand vous êtes servi, ça vaut le coup. C’est donc par un magnifique repas que s’est terminé ce voyage chez les manchots.

 

Le reste, mon cher Gaulois, tu connais déjà : LeadFoot Jacquo calé sur la file de gauche pour rejoindre plus rapidement les bouchons de l’A13, les siestes sonores et les photos débiles. Rien de nouveau sous l’Ignoble soleil. Vivement l’année prochaine !

 

Sont pas beaux, les neuneus ? Ces jeunes, savent pas se tenir… Les vieux, eux, savent se tenir… aux branches

 

Adichats