CHRONIQUES IGNYMONDAINES 2015-2016

Vous n'allez pas en croire vos yeux! Après plus d'un an de silence médiatique, imposée par l'urgence d'une cure de régénération complète (foie, muscle à bière, avant-bras porteur de la chope et, bien sûr, neurones), voici en ce jour de St Valentin le grand retour de l'Ignoble Chroniqueur. Le hasard malicieux a voulu que ce soit pour narrer un match chez les Beki Bixkor, vieux complices de gadoue et de ribote, et anciens partenaires de notre vénérable Old Coach, le totem (quasi) vivant qui guide les nouveaux ignobles vers la sagesse et le bar comme un phare clignotant dans la bourrasque. Saluons donc comme il se doit le retour de la plume officielle de nos chers débris: santé!
NDLR

 


CHRONIQUE MONDAINE N°3  Ignobles Mondains 1 - Peña Zinzin 5

Longtemps je me suis couché tôt…

Mais jamais je n’aurais pensé me coucher si tôt un vendredi de match des Ignobles avec la Pena en équipe invitée.

Etant allergique aux échappées,  et bénéficiant depuis 48 heures d'un ticket d’entrée permanente au Club W.C., je me fais violence pour prendre mon sac et venir  jouer avec  mes potes. Malgré ma volonté de passer outre ce dérangement momentané des émissions, je sens que la soirée s’annonce compliquée. Elle le fût. C’est drôle cette sensation d’avoir un Allien dans l’intestin qui a envie de liberté.

Pourtant, tout commençait bien, j’arrivai à la Couldre, et me garai sur l’herbe, désolé pour ça, le parking était bondé et je me disais, génial on va être nombreux.  En entrant dans le vestiaire, certains joueurs parmi lesquels trois seniors venus nous aider, étaient déjà dans les douches. Ils ont déjà fini ? Ben non, ils n’avaient pas encore joué, simplement ils ne restait plus un bout de banc libre pour se transformer d’Ignobles de la ville, en Ignobles du pré, donc les derniers arrivés avaient investi les douches.
Le Rustique, propriétaire en time-share d’un autre Allien,
  m’attendait avec un cadeau de bienvenue : 2 spécimens de la dernière production de la maison Lotus, « Just one » tout blancs, tout neufs. A ma grande angoisse, je constatai que la pièce dédiée aux ablutions et autres aisances était fermée de l’intérieur ! Super ! Il faudrait que l’on m’explique les motivations des autorités compétentes pour fermer les si pratiques pièces intimes. Par conséquent, j’ai mis un vent au Rustique en refusant d’essayer son inestimable présent. Le Rustique et Gambas ensemble dans la même galère… Nous sommes bien peu de choses. En même temps, ca permet de se dire que les antagonismes peuvent s’effacer, aidés toutefois en celà par des circonstances particulières.  Rustique, mon frère !

Habillage encore plus lent que d’habitude, direction le terrain avec la peur au ventre. Non pas la peur de perdre mais celle qu’un évènement incontrôlable vienne ternir mon maintien.  On a un standing a respecter!

Les deux équipes s’échauffent tranquillement sur notre superbe pelouse lorsque j’arrive aux abords du terrain, et là, je me dis : mais ils sont combien les blancs de la Pena ? A un ou deux unités près, il y avait 236 joueurs qui montaient en température. Idem pour les verts et noirs, 153 Ignobles répétaient les gammes ( 4 par çi, 4 par là, un lancé de touche à gauche, 2 à droite). En 14 ans d’Ignobleries, c’est la première fois que je voyais plus de monde sur la touche que sur le terrain ! Un public énorme se pressait pour voir ce match. Sur les 321 spectateurs, 303 étaient des remplaçants.
Devant autant de talents réunis pour cette soirée, La Broche avait du mal à composer l’équipe titulaire. L’état d’esprit étant ce qu’il est, les remplaçants encourageaient les titulaires qui devaient le rester 15 mn pour devenir remplaçants, et ainsi de suite pendant 3 tiers-temps de 25 mn. Nous avions donc prévu de nombreux changements qui allaient être gérés par Picsou. Il le fît si bien que les Ignobles réussirent à jouer à 17 pendant 2 ou 3 minutes, et encore, il n’avait pas de panneau lumineux. Respect mon Président ! Tenant compte, comme à son habitude, des responsabilités qui étaient les siennes vendredi dernier, il se mit à compter de son index droit les Ignobles présents en même temps sur le terrain. Comme il arrive que les joueurs bougent parfois, il ne parvenait pas à compter. Il s’y reprit à 3 ou 4 reprises, laissant place à une autogestion du remplaçage qui aboutit à une première ligne de 4, à 3 centres et pas d’arrière. Bon, à la décharge de Picsou,  il faut dire que tous nos joueurs avaient envie d’en découdre, ce qui parfois agit sur les esgourdes en les rendant imperméables aux consignes de remplacement. Moralité, la technique du comptage de l’oseille est plus facile que le comptage de 15 ignobles. Le seul endroit du monde ou l’argent circule moins vite que les hommes, c’est à la Couldre. Quand Picsou tient les billets, pas un ne bouge ! Delà sa dextérité pour les bons comptes.

Les ennuis arrivèrent très vite, sur une première chandelle ou plutôt bougie de la Peña , le syndrome des mains de PLAYMOBIL arriva sur le terrain pour ne plus jamais nous quitter du match. Sur la mêlée qui s’ensuivit sur nos 22, départ du 8 blanc, passe à l’aile et direct à dame. Malgré notre volonté de jouer et de nous envoyer, nous ne pouvions rien faire contre la vitesse et la puissance de certains joueurs d’en face. Jugez-en : un blanc prend un ballon au cinquante mètres, passe en revue, 1, 2, 3, 4, 5, 6 Ignobles et va aplatir. Autre détail, ballon arraché aux 40 mètres à notre dernier défenseur, course vers les barres, essai. Sincèrement, on connaît nos limites et on s’en fout d’ailleurs, cependant, il faut bien reconnaître que ces limites sont singulièrement rétrécies  lorsque nos adversaires présentent une opposition qui à eu besoin de l’accord des parents pour sortir jouer au rugby contre de vrais plus de 35 ans, et encore, pour des raisons de coquetterie, j’emploie un euphémisme.
Question ? Quels sont ces dirigeants qui peuvent faire jouer des mecs de 25 ans contre d’autres qui ont 35, 40, 50 voire bientôt 60 ? Ces dirigeants là, n’ont jamais joué, sinon, ils auraient pris des taquets de jeunes et auraient certainement réfléchi avant de faire jouer les jeunes et vieux ensembles. Demandez à Casper/Forest, habitué, en tant que fantôme, à traverser les murs, qui là, fût très étonné d’avoir un fronton face à lui. Depuis cette rencontre fortuite, il a la marque des briques sur ses côtes.  Relevons qu’il ne perdit pas le ballon sur cette traversée de mur manquée. Bon retour ! Lui aussi aura joué les cinq minutes nécessaires à comptabiliser sa participation au match.

Des différences de vitesse, il en eut un nombre incalculable. Le seul intérêt de ce type de match c’est de se retrouver et de profiter des talents culinaires de nos potes. Pour ce qui concerne les essais, on en a pris cinq, mais on en a aplatit un par le Gouello !  Lui, jeune ou vieux il a un physique qui nivelle les âges ! Au fait, Eric n’a pas de surnom alors qu’il a pris toute sa place et même un peu plus parmi nous. Le comité des surnoms, présidé par La Trompe, 3 neurones obligent, devra ouvrir rapidement une séance extraordinaire.

Je ne peux passer par pertes et profits, surtout par pertes d’ailleurs, les ballons perdus sur nos propres passes et les 72 mêlées qui s’ensuivirent. On a des idées de jeu plein la tête, des combinaisons préparées et à cause des mains à deux doigts… Atelier passes en vue !

Driiiing !!! Je viens de recevoir un appel de Denis, il me demande de bien vouloir passer un message pour que le plaisantin qui lui a changé sa chaussure gauche en lui mettant une droite lui rende sa chaussure gauche. C’est très difficile de jouer et d’avoir des coups de pied précis avec des chaussures inversées. Ne pouvant plus jouer des pieds notre Montigny Papers a décidé de jouer avec la tête, n’écoutant que son goût pour le combat, il part bille en tête et rencontre un genou, un coude, une chaussure qui lui laisse un petit souvenir digne des films de son ex-collègue Marchal. Il parait que ça plait à Dame Viviane, ce je ne sais quoi de Warrior !

Tiens ! En parlant de collègue de la marée-chaussée, avez-vous vu la nouvelle percée de notre Loukoum, alias La Bavure, qui nous a remonté un ballon sur 40 mètres. Quel bel homme, quel athlète, comme il va vite ! Malheureusement,  à quelques pas du paradis le syndrome des mains de PLAYMOBIL nous a encore frappés! En avant, toute cette esthétique et vélocité pour rien. L’ennui, c’est que Loukoum y a laissé un genou.

Que puis-je ajouter d’autre, Lolo et Denis on déjà donné leur avis sur ce match.

Tout à fait autre chose, n’étant pas dans un état normal, j’ai certainement loupé plein d’anecdotes de ce match et tout de la soirée de notre Chef Kaouette. Aussi, je vous demande de me pardonner si tel ou tel évènement a été oublié. Un mot pour notre futur chef étoilé ; désolé de ne pas avoir fait honneur à ton plat et à ton implication pour nous faire plaisir.  

 

Je vous embrasse.


CHRONIQUE MONDAINE N°2  Arpajon 1 - Ignobles Mondains 2

ARPAJON !

Tout le monde connait  Arpajon, célèbre pour sa foire Aux Haricots, mais personnellement, c’était  la première fois que j’y mettais les pieds. Pas un match, pas une fiancée ni d’adolescence ni de jeunesse, pas un client à y voir, rien. Rien qui m’avait fait arriver un jour jusqu’à Arpajon. Comment les Ignobles sont-ils arrivés jusque là ? Et bien c’est grâce à Madame La Trompe (La Trompette, donc) qui connait quelqu’un qui connait les FOL  KRO, nos adversaire du jour. Entremetteuse ! Ca peut aller chercher loin !

Tous les Ignobles présents étaient à l’heure pour l’échauffement, même Socket qui arrivait essoufflé après avoir été victime d’un bouchon sur l’A6. L’A6, depuis Montigny ? Il faudrait demander à Garmin si, par hasard, ce n’est pas lui qui lui avait fait son itinéraire. Il est aussi  possible que le coiffeur de Socket l’ait laissé libre un peu tard. C’est que ça prend du temps d’arborer la coupe à la mode ! Allez faire ne serait-ce qu’un dessin d’un hérisson ou oursin profilé !

Petite digression, il  va falloir commencer à se poser la question,  si un pullman avec bar, hôtesse et jacuzzi ne serait pas nécessaire aux déplacements de plus en plus lointains (23km quand même, soit 25 minutes de trajet) des Ignobles ? N’est ce pas TukTuk ?

Bon bref, revenons à l’échauffement.  Comme d’habitude, les regards et les commentaires d’avant match fusaient ; ce sont des poulets, ce sont de vrais vieux, des faux jeunes,  ils sont nombreux, ‘tain le terrain est interminable, où est la pharmacie, qui a des ciseaux, il faut gagner, soyez sérieux cinq minutes, bref les commentaires sentaient l’inquiétude, l’envie et toujours…l’humour.

 

Le temps était bon, pas froid, le terrain aussi était impeccable, meuble mais consistant. En première mi-temps, les Ignobles s’installent dans le camp des FOL KRO qui avec une équipe un tantinet déséquilibrée et penchant vers les avants envoyait des charges,  avec notamment le fils de Crao en 8, et une première ligne assez cubique qui allait toujours tout droit ! Mais les verts et noirs contenaient très bien les velléités blanches. Et puis, les Ignobles, gardant la main sur le ballon, donnèrent un peu plus de vitesse. Et c’est là que Navarro mit son gyrophare, après un ballon relevé par Ratatouille, débordant et courant plus vite qu’à l’époque de Mourad, il arrivait à dame et aplatissait. Mais ce n’est pas fini, et c’est du même côté que Gruss entrait en piste, d’abord intercalé puis filant tel une étoile (piste, étoile, Gruss…) il débordait sur l’aile et enquillait notre deuxième essai.

Là, on se prenait à rêver, on se disait, va falloir tenir pour la gagne.

A ce stade là, je ne peux pas passer sous silence le geste technique du match ! Pénalité pour les ignobles dans les 22 mètres adverses à la hauteur des quinze. Là, trois options, la pénal-touche ,  la mêlée ou la jouer à la main. Notre Capitaine La Broche choisit la touche, nous connaissons tous son appétence pour cette phase de conquête. Sauf que, avant de jouer la touche, il faut déjà la trouver. Certain de son coup de pied précis, je vous rappelle qu’on est à la hauteur des 15, notre La Broche prend le ballon et d’un geste qui voulait dire « facile pour moi les gars »  expédie le ballon en touche. Sauf qu’il trouve la touche …de l’en but. Cela relève d’une célébration de geste technique dont la portée pourrait dépasser le 78 et le 91 ! Couille d’or assurée ! Couille d’or, qu’il pourra garder à vie, tellement elle est belle et indiscutable.

Autre fait marquant, mis à part les essais déjà relatés, la charge de la brigade pas si légère menée par Loukoum. Percée irrésistible de 30 mètres, au 31ene, il s’aperçoit qu’il est allé tellement vite, qu’aucun soutien n’est là. Regard à gauche, regard à droite, cherchant anxieusement un Ignobl e pour éviter  que les arapèdes FOL KRO ne s’accrochent à son large maillot. Hélas, personne n‘avait pu le suivre ! Pas de soutien ! A dix mètres près, Loukoum aurait inscrit l’essai qu’il aurait raconté 2398 fois. Il ne lui reste que le souvenir de la percée et un torticolis dû à sa recherche infructueuse d’un soutien.

A part ces fulgurances individuelles, par deux fois nous avons récupérés des ballons sur des mauls alors que les gros d’en face étaient tout près de notre en-but. Moments d’intense plaisir   qui sonnent comme une petite victoire collective car éprouvants pour les poumons et les doigts. Ne passons pas sous silence l’essai marqué par les FOL KRO, un essai en bout de ligne marqué à la dernière seconde. Ils ont joué sérieusement, avec entrain et force mais toujours dans l’esprit. Merci à eux !

Côté progrès, il faudrait essayer d’arrêter de positionner nos mains, comme celles des playmobils de nos enfants,  lors de la réception des passes, parce qu’à ce tarif là, on va avoir mal au dos à force de se baisser pour ramasser les ballons d’attaque tombés. Cependant, retenons notre seule victoire lors de la dernière Olympiade, notre esprit de corps, notre défense, l’éveil à dame des lignes arrières, notre art consommé du cherchage de touche,  et l’envie de bien faire.  Un petit mot sur l’arbitrage ou plutôt sur l’interprétation des règles ; Est-il possible de faire des dessins à Moumoutte pour qu’enfin, il comprenne les lois du jeu  dans les rucks. C'est-à-dire qu’il si fort, si beau, si puissant que n’écoutant que sa fougue, il arrive qu’il se mette à la faute !

Autre point très positif, et qui a son importance, les douches étaient chaudes. Non ?! Si.

Pour la troisième mi-temps, la police devait  exceptionnellement rentrer rapidement à la maison, et ils ont bien fait car au menu il y avait des saucisses et du poulet grillé. Très grillé. A l’instar des aéroports de dernière génération, la troisième mi-temps a été muette ! Pas un barde, pas un troubadour, pas un trouvère pour entonner la fille du bédouin ou autre boiteuse.  En tout et pour tout, on a presque eu le droit à  un pas de danse cajun par Choron. Tigadintigadin dung tigadung dung dung tigadung !!

En fait, ce fut un long et sympathique apéritif avec bière fraîche de toute les couleurs (blondes, blanches, brunes, l’associated colours of beers)

Enfin,  ayons une pensée pour nos blessés silencieux, ça nous change de La Trompe et de son organe digne de la Castafiore lorsque sa cheville vrille un peu. Au sujet de notre Trompe aimée, signalons qu’il a encore eu un petit K.O. Si ça continue, on va lui acheter un short de boxeur avec le drapeau américain ! La Trompe alias Apollo Creed. Blessés et comateux, remettez vous vite.

Petit message personnel : Choron, peux-tu, s’il te plait, rendre ses chaussures à Billy the Kid ?

Bises à tous, bande d’Ignobles !

 

Gambas

 

 


CHRONIQUE MONDAINE N°1  Brétigny 2 - Ignobles Mondains 1

Deuxième déplacement de suite pour les Ignobles, nous voilà arrivés à Brétigny. Sans bus, sans services de bagages. Il faudrait voir si on ne peut pas inventer quelque chose pour satisfaire TUK-TUK. Ca serait la moindre des choses. Bon bref, J’étais à l’heure, aussi j’étais content de tordre le cou à cette mauvaise réputation qui me fait passer pour un retardataire chronique.

Rassurez vous, ce n’est pas une chronique de self-marketing, mais bon, j’étais à l’heure au rendez-vous des BETI-Biscotte. Aussi je suis vite allé voir le terrain sur lequel on allait jouer. Un peu comme les toréros qui grattent l’arène avec leurs chaussures pour prendre la sensation des éventuelles glissades. Mais là, c’tait pas l’arène, c’était la plage de Quiberon à marée basse. Avec un peu, mais vraiment un tout petit peu d’imagination, on aurait pu y voir des coques des couteaux, des bigorneaux et des vers pour la pêche ! Ca annonçait de la bagarre au près, des mains glissantes et un ballon de 2 kilos. Pour terminer le tableau du lieu, il faisait 3 degrés et humide. Ceux qui étaient là aiment vraiment le rugby et ce qui va avec.

Ce qui allait avec le rugby ce vendredi, c’était la compassion et la solidarité envers Marlène, ce joueur des BB qui nous avait donné un rendez-vous pour le plus tard possible, là ou se retrouvent les rugbymen pour la dernière et longue 3ème mi-temps. En sa mémoire, il y eut avant le match, une minute de silence où les deux équipes s’enlacèrent sportivement. Un moment émouvant, notre La Broche offrit un trophée souvenir au fiston de Marlène. A ce moment précis, je me suis cru en Ecosse ou dans le jardin de Sheller. Il est possible que le regretté Marlène se déplaçait en Piaggio, lui aussi avait deux roux.

Après le souvenir, place au jeu. En face, ils devaient être 103 joueurs et nous 22. De nombreux BB avaient tenu à être présents pour ce match particulier. Nous les Ignobles, on étaient là, portés par la dynamique de Plaisir et du plaisir  de jouer ensemble, en équipe soudée, voulant gagner ce putain de match que l’on doit gagner !

Les avants s’envoyaient  en défense, allaient percuter sans complexe. Et les arrières, malgré le poids du  ballon style CADUM, élargissaient le jeu très très joliment. Nous étions tous présents à la mine quand soudain, surgissant de nulle part arriva un Loukoum noir et vert ! Il ne portait pas de diamant bleu, mais un ballon boueux. Il déposa en force et en vitesse 2 ou trois BB, et au moment idéal passa la boule de boue à Boggey Victor qui arrivant sur le green gris aplatit ! Le pied ! Les Ignobles menaient 1/0 ! Magnifique essai. Bon, après à 22 contre 103 ça devenait difficile. On tenait quand même, et malgré les blessures en série d’au moins 4 ignobles on était là au tampon, à la course, à l’attaque, au placage. Les ignobles ne lâchaient rien, mais alors rien du tout. Et défendaient comme des morts de faim sur nos Cinq, voire 1 mètre !! Une vraie équipe vous dis-je.

Allez, pour être juste, il faut dire aussi que quand les titulaires de la touche étaient justement sur la touche, on touchait plus un ballon sur les touches !

Bon d’accord, on a perdu 2/1 mais c’est pour bientôt, la victoire.

Direction les douches, où les rapides se sont brûlés les doigts et les retardataires se sont gelé les arpions ! Bon, moi, je vous le concède, je n’ai pas eu de brûlures, mais plutôt mon extrémité gelée.

Après la lessive, on est passé au salon, pour boire 1, 2, 3, 4 bières avec Bretzel et chips. Nous n’étions pas beaucoup d’Ignobles pour déguster la saucisse purée. Pourtant on apprend plein de choses aux 3ème mi-temps. Si vous étiez restés, vous auriez su pourquoi Yacine et Jean-Luc peuvent être tranquilles dans leur deals. Imaginez-vous que Loukoum, encore lui, a mis à peu près 30 minutes pour trouver sa clope électronique, qu’il avait égarée, alors qu’elle était à 30 cm de lui. Alors imaginez s’il doit trouver de la marchandise arrivant du Maroc ou de Colombie !

Non, il ne faut pas exagérer, je pense qu’il doit être capable de trouver les œufs de Pâques dans le jardin. Faut pas déconner, il a des diplômes.

Je rigole !!! Je t’aime, blaireau.

Vous auriez aussi assisté à une performance rare, digne de l’Olympia, voire de Broadway. Notre Barde DD, nous a gratifié d’une de ses prestations dont le tout Paris raffole. Empreinte de sensibilité, de justesse psychologique, de poésie et de talent. DD l’art a besoin de toi, les Ignobles ont besoin de toi.

Bon ben voilà, j’ai fini la chronique. Et qu’en on finisse !!!

Gambas